REUNION

Mardi 20 janvier 2009 2 20 /01 /Jan /2009 09:42

LA REUNION DE 1945 à NOS JOURS

 

Intro : Depuis 1945, la Réunion a totalement changé de visage : en 1945, c’était une colonie sous- développée dans laquelle 80 % des 241000 habitants vivait dans des conditions déplorables dont l’indicateur le plus révélateur était un taux de mortalité parmi les plus élevé du monde. Société dominée par une caste de planteurs et de sucriers richissimes qui perpétuaient le système de la plantation coloniale mis en place dès la création de la colonie ! Aujourd’hui c’est un département d’outre-mer qui a plus de 3 fois la population de 1945 dont l’économie ne repose plus sur la canne mais sur les services. Le niveau de vie se rapproche de la métropole (un ménage sur deux a une automobile) même si le chômage y est 3 fois plus élevée, et cela grâce à importants transferts financiers de la métropole : les Réunionnais sont entrés dans la société de consommation depuis les années 80 et la transformation a été plus tardive mais aussi plus accélérée que celle qu’a connu la métropole ce qui n’est pas sans poser des problèmes d’adaptation en particulier pour la jeunesse qui ne trouve pas toujours d’emploi !

Pour étudier l’évolution de la Réunion dans ses aspects politique, économique, social, culturel, il est nécessaire d’adopter un plan chronologique : de 1945 à 1963 , nous verrons la départementalisation et les déceptions qu’elle a entraîné, puis de 1963 à 1983, nous étudierons le rattrapage économique de la Réunion en particulier en investissements d’infrastructures, puis depuis 1983, (date à laquelle la Réunion élit son premier conseil régional) à nos jours , nous analyserons son entrée dans la société de consommation et évoquerons les problèmes qui se posent en ce début de XXI° siècle.

 

I. 1945-1963 : un département qui tarde à se décoloniser

 

1946 est une date capitale dans l’histoire de la Réunion puisque la colonie comme les autres « vieilles colonies » des Antilles et de Guyane devient département français. Cette mesure qui en théorie met fin à la décolonisation a soulevé un immense espoir mais celui-ci sera vite déçu durant les années 50, et certains (le parti communiste réunionnais) se demandent s’il ne faut aller vers plus d’autonomie. Le début des années soixante marque un tournant par rapport aux années 50 et nous avons choisi cette date de 1963, car avec l’élection comme député de l’ancien premier ministre du général de Gaulle et père de la constitution de la V° République, Michel Debré, celui-ci va accélérer l’équipement du territoire pour l’ancrer définitivement à la France, et éviter ainsi la tentation autonomiste.

 

A) La situation au lendemain de la guerre

1°)Au niveau économique , la réunion est un territoire exsangue qui a été isolé pendant la 2° guerre faisant chuter la production de canne et il a fallu développer les cultures de subsistances (manioc, maïs, légumes..), la population soufre de sous-nutrition : quelques indicateurs pour illustrer la situation tragique des 2410000 Réunionnais : mortalité infantile 180 %0, espérance de vie 48 ans, indice de fécondité près de 7 enfants par femme, 29 médecins, à peine plus de 10% des « cases » sont équipées en eau courante et en électricité. Les infrastructures nécessaires au développement économiques sont presque inexistantes : 130 km de routes bitumées, le port de la rivière des galets est en très mauvais état, peu de production d’électricité, seul le train de St Benoît à St Pierre joue un rôle déterminant.
2°) Au niveau social, la grande masse des Réunionnais vivent dans la misère : les hommes sont « coupeurs de cannes », les femmes « à la case », mais une minorité extrêmement riches de planteurs et de sucriers profitent de cette situation : près de la moitié de la population est analphabète, et seuls les enfants des riches vont au lycée à St Denis (les fils Vergès et Raymond Barre par ex)

3°) Au niveau politique, la Réunion est une « colonie » dirigée par un gouverneur nommé par la métropole, assisté d’un conseil privée et d’un conseil général. Mais depuis 1848, les Réunionnais sont citoyens français : ils élisent deux députés et un sénateur au suffrage universel.

 

 

B) La départementalisation :

Il faut bien comprendre le contexte : en métropole, se réunit une Assemblée constituante pour donner une constitution à la France et aussi redéfinir la place de ses colonies. A cette Assemblée dominée par les partis de gauche, les députés des « vielles colonies » (Guadeloupe, Martinique, Guyane, Réunion) sont eux aussi de gauche voir d’extrême –gauche : Aimé Césaire poète et communiste martiniquais, et la Réunion a élu deux députés communistes Léon de Lepervanche et le docteur Raymond Vergès). Ces députés reprennent une vieille idée déjà présente sous la Première République, que ces « colonies », c’étaient la France et donc qu’elles devaient avoir le même statut que les territoires métropolitains. Mais en 1945, cette « assimilation » revendiquée avec la métropole a surtout un sens social : si ces colonies deviennent des départements alors les lois sociales, en particulier celles du Front Populaire de 1936 et les nouvelles décidées par le Gouvernement Provisoire de République Française en 1944/1945 devront s’appliquer et donc les travailleurs verront leurs conditions de vie et de travail s’améliorer. On comprend donc que les représentants des planteurs et des riches étaient contre cette départementalisation ! Mais celle-ci est votée dans l’enthousiasme à l’unanimité des députés le 14 mars 1946 et la loi est promulguée le 19 mars 1946 : la Réunion n’est plus une colonie mais un département, c’est le tournant majeur de l’histoire récente du territoire : pour les Réunionnais, l’assimilation doit les sortir de la misère.

 

C) Les retards de la départementalisation et les désillusions

1) Dans l’après-guerre, la France connaît une situation difficile au plan économique (reconstruction), social (baisse du niveau de vie), colonial (début de la guerre d’Indochine et révolte à Madagascar qui intéresse plus les autorités que la Réunion), politique (guerre froide) et donc l’application de la départementalisation prend du retard : le préfet qui remplace le gouverneur Capagorry, n’arrive en août 1947 au lieu du 1°janv. 1947, et les lois métropolitaines qui auraient dû s’appliquer à cette date, le seront plus tardivement au cours des années 1947, 1948, 1949 (Sécurité sociale, Aide sociale, assurance vieillesse Allocations familiales…), mais le jeune département manque de fonctionnaires sur place pour faire appliquer cette politique d’où l’appel aux fonctionnaires métropolitains.
En janv. 1948, le cyclone le plus terrible du siècle s’abat sur l’île faisant 165 morts et 3 milliards de francs CFA de dégâts mais la métropole viendra en aide à la Réunion. Celle-ci sera appelée la « belle fille en haillons » de la métropole par un journaliste du journal parisien « Le Monde » qui effectuant un reportage en 1949, constate que la départementalisation n’avance pas vite.
Effectivement le bilan n’est pas extraordinaire pendant les années 50 sauf dans le domaine de la santé où avec de faibles moyens, le paludisme a pu être éradiqué et les taux de mortalité infantile et de mortalité ont considérablement baissé dans les 10 premières années de la départementalisation ce qui a eu pour conséquence un fort accroissement de la population car en même temps la natalité augmentait considérablement (baby boom).

2) La « bombe »démographique réunionnaise se met en place c'est-à-dire une croissance démographique exceptionnelle (transition démographique) qui va entraîner la modification de la société réunionnaise car plus de naissances et l’allongement de la durée de la vie cela signifie des écoles, des centres de santé donc l’essor des services publiques. Donc dès 1952 les autorités envisagent l’émigration de paysans réunionnais pour aller coloniser une région à Madagascar la Sakay, mais cela ne concernera que quelques centaines de personnes !

Le FIDOM (fonds d’investissement de l’Outre-mer) finance quelques projets comme la construction de la route en corniche à partir de 1953.

 

Cette lenteur de la départementalisation et ses effets va avoir des conséquences politiques capitales puisque la vie politique réunionnaise va se fonder sur de nouveaux clivages.

 

 

 

D) La revendication autonomiste face à l’attachement à la métropole

 

1) A la fin des années 50, les communistes réunionnais tout comme les communistes antillais qui avaient été les plus chauds partisans de la départementalisation vont changer de point de vue. Le contexte international est à la décolonisation et comme la départementalisation n’a pas encore sensiblement augmenté le niveau de vie de la population réunionnaise, il y a une désillusion vis-à-vis de la France et en 1956, deux députés sur 3 sont communistes dont le jeune Paul Vergès (fils de Raymond Vergès).

 

2) Les communistes réunionnais créent en 1959 le parti communiste réunionnais (PCR) et adoptent le mot d’ordre d’autonomie qui pourrait ouvrir la porte à l’indépendance. A l’inverse le général de Gaulle (qui revient au pouvoir en 1958) veut garder la Réunion dans l’ensemble français et promet d’accélérer les efforts de la métropole pour sa « belle fille en haillons ». Ainsi la vie politique réunionnaise va se focaliser sur la question du statut : autonomie du PCR que la droite qualifie de « séparatistes » (quitter la France pour se mettre au service de l’URSS) ou bien l’attachement à la France dans le cadre de la départementalisation (les » départementalistes »).

 

3) Le pouvoir gaulliste fait tout pour affaiblir les communistes : ordonnance de 1960 permettant de muter en métropole tout fonctionnaire proche des communistes ; élections truquées sur instructions du préfet Perreau-Pradier.

Mais cette politique trouve son aboutissement avec l’élection de 1963 de Michel Debré comme député, lui qui fut le premier premier ministre du général de Gaulle.

 

II 1963-1983 La modernisation accélérée de la Réunion sous Michel Debré

 

Pendant cette période de 20 ans la Réunion va changer de visage pendant que l’explosion démographique continue. Michel Debré en tant que député va obtenir des gouvernements gaullistes de 1963 à 1974 d’importants crédits (ce sont les 30 glorieuses) pour réaliser les infrastructures manquantes et en même temps, les Réunionnais vont bénéficier des transferts massifs de la métropoles par l’application des lois sociales même si le niveau des prestations est inférieur à celui de la métropole. L’opposition politique gaulliste /communiste se renforce et ceux-ci dans la revendication autonomiste vont poser la question identitaire de la Réunion en mettant l’accent sur le créole ou la musique réunionnaise surtout le maloya considéré comme la musique des esclaves.

 

A) le rattrapage (par rapport à la métropole)

 

Il se manifeste dans beaucoup de domaines

1) les infrastructures : c’est l’époque des « grands chantiers » :

Internes :route en corniche terminée en 1963, puis remplacée par une quatre voie en 1976 pour faire face à l’augmentation du trafic routier, bitumage des autres routes en particulier la route des plaines, centrale hydroélectrique de Takamaka inaugurée en 1968.

Externes aménagement portuaire avec la modernisation du port de la Pointe des galets pour faire face aux importations et extension de la piste de l’aéroport de Gillot pour accueillir des Boeing 747 car le tourisme et les relations avec la métropole se développent ; développement des équipements de télécommunications : pour la radio puis la télévision et la première liaison par satellite a lieu en 1978

 

2) Le rattrapage « humain » face à la pression démographique

 

a) Rattrapage scolaire : le nombre d’élève passe de 60000 en 1963 à plus de 175000 en 1983 : écoles primaires, puis collèges puis lycée : en plus de St Denis, lycées au Tampon, à St Paul, à St Benoît (Bouvet) puis création du Centre universitaire de la Réunion qui devient autonome en 1971 et en 1982 tous les jeunes de moins de 15 ans sont scolarisés, ce qui suppose un gonflement du corps enseignant (appel aux métro)

 

b) Rattrapage sanitaire arrivée de médecins, d’infirmières de la métropole. Extension des Hôpitaux à Bellepierre, Saint-Pierre, Saint Paul et clinique de Saint Benoît avec pour conséquence la baisse des taux de mortalité

 

c)Rattrapage pour le logement : la Réunion passe de 350000 habitants en 1960 à 516000 en 1982 : il faut donc construira de nouvelles habitations et rebâtir beaucoup d’anciennes cases !C’est le rôle de la SIDR de résorber les bidonvilles et de créer des habitations à loyer modéré, le quartier du chaudron est réalisée à partir de 1965 (cité Michel Debré), grâce au financement de l’Etat et les principales villes (St Denis, St Paul, St Pierre, Le Tampon) changent de visage avec leurs nouveaux quartiers de « banlieue ». Le confort s’améliore ; les ¾ des foyers ont l’électricité contre ¼ en 1960 !

 

B : la mutation économique

 

1) L’agriculture qui occupait presque la moitié de la main d’œuvre en 1960, n’en occupe plus que 15 % en 1982 ! La production de canne augment considérablement grâce à la modernisation et en même temps les grandes exploitations sont divisées. Le sucre est acheté à un prix supérieur au cours mondial grâce à la politique agricole de la CEE.

Le secteur secondaire ne se développe pas trop (quelques industrie de transformation : sucre et produits alimentaires importés) sauf pour le bâtiment (voir plus haut) Mais c’est le secteur des services publics qui se développe avec en même temps l’augmentation du taux d’activité féminine. Par contre le chômage augmente avec l’arrivée en age de travailler des générations d’après guerre alors que l’activité agricole ne crée plus d’emplois.

Mais grâce aux allocations de l’Etat Providence, le niveau de vie ne baisse pas : il augmente même : la Réunion devient de plus en plus assisté par la Métropole.

 

2) Pour enrayer ce phénomène le BUMIDOM (Bureau des migrations des départements d’outre-mer) fut mis en place en 1963, favorisant la mobilité de Réunionnais vers la métropole pour y travailler et se former, mais malheureusement cet organisme organisa le transfert d’adolescents vers la Creuse dans des conditions douteuses (action en justice de certains « enfants de la Creuse). Il existe donc une forte communauté réunionnaise en métropole estimée à plus de 2000000 personnes aujourd’hui.

 

C. La vie politique : l’affrontement sur la question du statut : une logique bipolaire

 

Michel Debré avait été pressenti par la droite locale comme rempart au parti communiste réunionnais et à son projet autonomiste. Il fera tout pour monter que la métropole est généreuse avec son département, et en même temps un intense propagande sera faite contre les communistes accusé séparatisme et pour entraîner la Réunion (position stratégique dans l’océan indien) sous l’influence soviétique Les fraudes électorales sont constantes, Vergés est condamné pour avoir dénoncé la « fraude officielle », puis il est acquitté.

1) Le parti communiste réunionnais dans sa stratégie d’autonomie met en valeur l’originalité culturelle de la Réunion, défense de la langue créole et surtout le maloya. Cette musique « des esclaves » portée par des groupes comme Zizkakan ou Basse Terre n’est pas à l’honneur sur les ondes officielles à la radio comme à la télévision. De même le PCR, dénonce les trop nombreux fonctionnaires « zoreilles ». Dans les années 70, le PCR progresse et il appelle à voter en 1981 pour François Mitterrand qui avait envisagé l’autonomie dans son programme. Mais les Réunionnais votent massivement pour Giscard d’Estaing (et son premier ministre Raymond Barre qui est Réunionnais) par peur d’ »être « largué » par la métropole en cas de victoire de F Mitterrand.

 

2) En 1982, la Réunion devient une région en plus d’être un département et il faut partager les attributions de chacun .Le gouvernement socialiste prépare un projet d’Assemblée unique à la place du département et de la Région. La droite voit dans cette assemblée une première marche vers l’autonomie. Elle combat ce projet que le gouvernement devra retirer car celui-ci est déclaré non-conforme à la Constitution par le conseil constitutionnel. Les départementalistes l’ont emporté sur les autonomistes

 

III DE 1983 à nos jours

 

Ce qui caractérise cette période c’est la rapide entrée de la Réunion dans la société de consommation avec une tertiarisation de l’économie, un chômage grandissant (30%) alors que la vie politique est toujours marquée par la violence et la corruption, même si l’affrontement bipolaire autonomiste/départementaliste semble s’être atténué.

 

A) La société de consommation sans le plein emploi

 

C’est au cours de années 80, 90 et au début du XXI) que les Réunionnais accèdent à un confort et un mode de vie comparable à celui des métropolitains :

1) Les grandes surfaces se répandent sur l’île à vitesse croissante et la boutique chinoise n’est plus fréquentée que par les plus vieux, les plus pauvres ou ceux qui n’ont pas de voiture.
2) Le chômage augmente avec l’arrivée des jeunes du baby boom, l’évolution du statut de la femme qui ne veut plus rester à la case d’autant que les jeunes filles sont de plus en plus diplômées et le changement économique de l’île). Avec plus de 30 % (record national !) de taux de chômage, la situation serait explosives si il n’y avait le RMI (crée par Michel Rocard en 1988), les diverses allocations, mais aussi le » travail au noir ». La société a vu se développer une classe moyenne réunionnaise entre la caste des riches qui est active dans l’importation et la grande distribution, et les plus pauvres dont les émeutes du Chaudron en 1991 qui firent au moins huit morts, avec pillage de magasins ont montré l’insatisfaction et le mal être.

3) L’économie est fortement tertiairisée (80% plus qu’en métropole), surtout par les services publics au particuliers adminstration, éducation, santé ; mais aussi la distribution et le tourisme qui s’est considérablement développé (plus de 4000000 par an). Le secteur primaire s’est réduit, production de canne reste élevée grâce à la modernisation et à un prix garanti, mais la diversification de l’agriculture n’est pas aussi importante qu’elle le devrait. Le bâtiment est un secteur dynamique, entraîné par la croissance de la population, l’augmentation du niveau de vie, mais pourtant il reste beaucoup à faire dans les logements sociaux.

4) Deux symboles de cette société de consommation : le Salon de la Maison et la progression fulgurante du parc automobile : 75000 en 1982 ; le double en 1990 soit 150000 et aujourd’hui 300000 ! Et aujourd’hui 70 % des ménages possèdent une automobile. Pas étonnant que les Réunion soit championne des embouteillages puisque le train a été supprimé en 1963 !

 

B) La population a connu de fortes mutations culturelles 

 

1) L’éducation a fait reculer l’analphabétisme et la radio et la télévision se sont répandues dans tous les foyers. (C’est d’ailleurs l’interdiction de la TV FREE DOM qui avait provoqué l’explosion du Chaudron  8 morts dans des pillages en 1991 ).
Au début du XXI° siècle : la Réunion est entrée dans la mondialisation.

 

 La religion chrétienne structure toujours société, même si s’amorce le déclin de la pratique concurrencée par les rites de la société de consommation.

 

2) On assiste comme partout dans le monde à un renouveau de valeurs identitaires : culture « Tamoul » succès de Bollywood ; renouveau de la musique réunionnaise, affirmation par certains des leurs traditions cafres ou chinoises et bientôt sera crée une Maison de la civilisation et des cultures réunionnaises dont la légitimité est discutée !  (projet de Vergès et de sa fille Françoise, qui est tombé à l'eau avec le changement de majorité : la droite ne voulant pas d'un porjet très coûteux et contestable sur le plan idéologique)

 

3) Cette entrée rapide dans la société de consommation, et le changement de la famille traditionnelle déstabilisent certains Réunionnais et les actes de violence en particulier envers les femmes mais aussi pour régler des conflits font la « une «  des journaux ce qui traduit le mal-être d’une partie de la population masculine qui a perdu les repères d’entant sans accepter les nouvelles normes.

 

C) La vie politique a été encore marquée par les questions de statut

 

1) En 1999, la majorité des parlementaires réunionnais donne son accord à un projet gouvernemental de bi départementalisation (comme en Corse) afin de mieux rééquilibrer le territoire réunionnais. Mais face à un mobilisation de la droite (Mr VIRAPOULE en particulier)150000 personnes mainifestent coup pa'nou  et les députés retirent leprojet.


2) Aujourd’hui l’opposition politique droite/ gauche se traduit au niveau institutionnel puisque la majorité du conseil régional est à gauche (Vergès président) alors que la majorité du conseil général est à droite (Nassima Dindar présidente), ce qui nuit au développement de l’île : ex le refus du projet du « tram train » par le conseil général car c’est une proposition de leurs adversaires du conseil régional !

 

En 2010 Mr Verges (PCR/ALLIANCE) a perdu la majorité au Conseil Régional . C'est la droite qui a la majorité avec Mr DIdier Robert comme président de la Région. Ce changment politique a eu des conséquences très importantes : les projets de Vergés, le Tram-Train et la Maison des civilisations et de l'Unité réunionnaise ont été arrêtés La nouvelle majorité a décidé de faire une nouvelle route du littorale afin d'éviter les éboulements ; elle serait en partie au dessus de l'océan indien .

 

D) L’ouverture

Mais la Réunion est intégrée à l 'U.E. au titre des Régions ultra périphériques (RUP) et reçoit des financements pour ses investissements   et des prix garantis pour le sucre 

 

. Elle fait aussi partie de l’espace de l’océan indien et depuis 1986, elle est admise à la COI Commission de l’Océan Indien qui cherche à développer la coopération économique culturelle sanitaire entre les Etats voisins. Mais cet organisme n'a que très peu de pouvoir et agit très peu....;

 

Conclusion

 

Avec 7500000 habitants aujourd’hui, un million vers 2030, la Réunion n’a plus rien à voir avec celle de 1945 : la structure économique a changé (la canne est une activité résiduelle) et c’est le tertiaire qui fournit plus de 80% des emplois. Le tourisme s’est développé dans l’île intense » mais la concurrence touristique à l’échelle mondiale es forte (Maurice, Seychelles, Antilles, Afrique Orientale…) Territoire sous-développé en 1946 alors qu’aujourd’hui, les Réunionnais ont un niveau de vie élevé malgré d’énormes différences entre les plus riches et les plus pauvres et même s’il est encore inférieur à celui de la métropole prise dans son ensemble. Le fort niveau de chômage (30%) est tempéré par les bénéfices de l’Etat-Providence mais pour combien de temps car celui-ci est de plus en plus remis en cause ? La population bénéficie d’un bon niveau formation et grâce aux nouvelles technologies de la communication elle est « ouverte » sur le monde. Pourtant les jeunes diplômés auront du mal à trouver du travail sur l’île : l’émigration (temporaire ou définitive) vers la métropole, l’U.E. (car l’appartenance à l’UE est une chance pour la Réunion), ou dans les pays voisins de l’Océan indien s’avérera nécessaire, mais les mentalités ne semblent pas prêtes : l’attachement à l’île est très fort et la logique d l’assistanat freine bien des initiatives.

Le malaise réunionnais s'exprime par es questions de vie chère pour les biens de consommation car les loyers sociaux sont beaucoup moins élevés qu'en métropole et les manifestations au sujet du prix des carburants qui sont pourtant bien moins chers qu'en métropole,en février 2012 ont conduit quelques jeunes désoeuvrés à s'attaquer à des commerces d'abord au Chaudron (syndrome de

 

PS : VOUS POUVEZ UTILISER DES CHIFFRES ET DES DONNEES DE LA REUNION DANS TOUT SUJET SUR L’EVOLUTION ECONOMIQUE, SOCIALE ET CULTURELLE DE LA France !

 

 

 

 

 

 

 

 

 



 

 

 

 

 

Par jp guillerot - Publié dans : REUNION
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